TREK Vallée de LANGTANG

Le 9 Mars au matin nous étions fin prêts pour le départ du trek. Notre guide Tej, son frère Shambhu (assistant et premier porteur) sont venus nous chercher en jeep. Nous aurions pu faire le voyage en bus comme nos 2 autres porteurs mais l’idée d’être entassés, confinés et super mal installés ne nous a pas tenté. ça vous étonne ?

Donc grand « luxe » pour les 6 h de route qui nous attendaient. L’alternance de routes bitumées ou bétonnées et pistes cahoteuses ou rocailleuses nous ont quand-même fatigués.

Elles auraient pu figurer dans « les routes de l’impossible » car parfois c’était chaud comme dirait Charlotte. Nous sommes arrivés au lodge en même temps que Hem et Gayatri, nos deux autres porteurs, venant en bus.

Sur le chemin les paysages étaient magnifiques ! Un peu de repos au lodge, une petite douche, apéro, repas et au lit. Le lendemain, nous ne traînons pas, levé vers 7h pour un petit déj à 7h30 et un départ vers 8h15.

Ce rythme restera d’ailleurs inchangé tout au long du trek. Une petite journée d’environ 9km avec un dénivelé + 700 et -100, histoire de se mettre en jambe!🥴 Nous avons parcouru les premiers km sur une piste sur laquelle il y avait beaucoup de camions car une carrière était proche. Environnement pas forcément agréable mais heureusement qui n’a pas duré. La suite s’annonçait de plus en plus sympa avec la proximité de la forêt. Les températures n’étaient pas non plus celle de la Namibie ce qui nous convenait bien car l’exercice physique réchauffe rapidement !

Un arrêt pour le repas de midi et c’est reparti. Une constante du trek : papy Minou, Cyrille et les garçons toujours en tête et bibi à la traîne, heureusement toujours un des porteurs ou le guide pour me tenir compagnie !😜 Une pause en milieu de matinée nous permettait de reprendre des forces, les garçons avaient demandé des snikers pour chaque jour de trek, nous étions donc partis avec 20 snikers dans nos valises. Et oui les prix sont comme ta fatigue : plus tu montes plus ça augmente ! Un snikers au départ coûte 140 roupies (1€) et au plus haut 350 roupies. Malheureusement pour papy et chaton nous n’avions pas fait la même chose avec les bières de l’apéro (et heureusement pour les porteurs!). Ils ont du se rationner pendant tout le trek! 😜

Et oui, pas de route dans la montagne, l’approvisionnement des denrées se fait à dos d’hommes ou bien d’ânes, d’où des prix excessifs mais justifiés. Les arrivées aux lodges étaient toujours un moment agréable de relâchement, plus les jours avançaient et plus on se gelaient. Nous nous entassions tous comme des sardines auprès du poêle mis à disposition par les hôtes jusqu’au moment d’aller se coucher. Et à ce moment-là il fallait être efficace: rapidement se déshabiller, mettre ses vêtements pour le lendemain dans le sac de couchage ou au milieu  des couettes pour ne pas les retrouver glacés au petit matin.

Les douches également étaient à elles seules une aventure périlleuse. En effet, quand il y avait de l’eau chaude et qu’on ne s’était pas trompé de robinet (et oui c’est arrivé! et pas qu’une fois) nous pouvions espérer passer 2 minutes de bonheur. Malheureusement ces moments furent rarissimes, la plupart du temps l’eau était super froide, la douche était parfois même disposée dans des toilettes plus que précaires. Le challenge ultime était de ne pas mouiller son pyj en sortant.🥴  Rare a été l’occasion de faire de la lessive, nous étions obligés de laver le minimum et de faire sécher auprès du poêle avant d’aller se coucher. En attendant nous pouvions partager du temps avec nos compagnons de route, jeux de carte, Uno, discutions jusqu’à 20h max et au lit.

Les repas du soir se ressemblaient beaucoup, base de riz ou de noodle (pâtes), et bien sûr frites. Sahel, en pleine croissance, avait décidé de consommer comme les porteurs : Dalh Bat, traduction : lentilles riz. Ce plat est le plat typique du Népal et il a surtout l’avantage d’être à volonté, heureusement car Sahel en reprenait systématiquement au moins 2 fois😁! Nos petits déjeuners étaient essentiellement composé de pain tibétain, de pancake et/ou d’œuf. Plus nous montions dans la vallée moins il y avait de fruits et de légumes, heureusement que Tej avait prévu un petit carton de fruits. Il nous préparait chaque soir quelques fruits coupés pour le dessert, une très agréable attention de la part de notre guide! Globalement la plus grande frustration des garçons étaient que le Wifi n’était pas optimal voir même inexistant dans les lodges, comme parfois l’électricité !

Nous marchions chaque jour dans une nature magnifique ! D’abord nous suivions la rivière tumultueuse, puis le calme des forêts de rhododendrons, pour certains déjà en fleurs. Nous découvrions petit à petit en grimpant la splendeur de la vallée. Les magnifiques montagnes nous évoquaient bien le Népal et l’image qu’on s’en fait en général! Majestueuses et impressionnantes ces montagnes ! La présence de yaks nous permit de valider la barre des 3500 m d’altitude. Le froid était aussi un indicateur plus que pertinent !

Nous rajoutions des couches de vêtements et même pour dormir nous gardions notre polaire. La grêle a rapidement fait son apparition en milieu d’après midi chaque jour pour se transformer en neige vers Langtang.

Le lendemain, nous avons atteint notre camp de base : Kyanjin Gompa (3860 m d’altitude). D’ailleurs, le jour de l’Ascension du Tsergo Ri (4985 m / 5033 m cela dépend des sites) par Papy, Sahel et Cyrille , jusqu’au petit matin, le guide ne savait pas si ce serait assez praticable et safe pour le faire car il avait neigé la veille dans l’après-midi.

Heureusement, le lendemain matin au réveil, on s’aperçoit que la neige n’a pas tenu au sol. C’est parti pour une grosse journée de balade : + 1100 m / – 1100 m / 9,5 km, et le tout avec une altitude max de quasi 5000 m.

Pour en savoir plus sur le Tsergo Ri – lien wiki en anglais.

Voie d’accès Tsergo RI

Ce fut une journée éprouvante pour tous. Bien plus difficile que les 5600 ou 5500m réalisés dans la cordillère des Andes. Nous n’avions pas eu assez de temps pour nous acclimater. D’ailleurs, alors que nous montions, nous avons croisé un jeune adulte qui redescendait -blanc comme un linge (il a vomi un peu plus bas), il avait dû abandonner.

Tej avait un appareil de mesure de saturation d’oxygène dans le sang, et régulièrement, nous prenions nos mesures.

A 4700 m d’altitude, Tej et Cyrille ont décidé que Sahel devait redescendre car sa Sat O2 était en dessous de 70. Il n’avait pas encore le mal de l’altitude, mais par mesure de sécurité…

4985 + un saut en hauteur = presque 5000 m
Pendant ce temps là… Au camp de base.

Des moments d’extase en admirant le paysage ne nous ont quitté tout au long du trek. Les longues et fatigantes marches ne nous ont pas rebutés car ça valait vraiment le coup! Des anecdotes inoubliables ont aussi ponctuées notre trek. Les enfants ont fait une bataille de boules de neige avec les guides et leur papy. Les porteurs et guides nous entonnèrent une petite chanson sentimentale népalaise. Nous avons également visiter une fromagerie sur Langtang : tomme au lait de Nak (femelle du Yak) et la dégustation du fromage particulièrement appréciée par Sahel. Une visite sommaire d’un monastère également à Langtang fut l’occasion d’une jolie balade.

Tej nous a également expliqué les conséquences du séisme de 2015 sur Langtang. Ce village avait été complètement détruit par des éboulements et avait causé 250 morts ou disparitions.

Pour en savoir plus sur les conséquences du tremblement de terre de 2015 à Langtang – lien France 3 / France 2 – reportage de l’époque.

Le lendemain de notre ascension, il a neigé 3 à 4 cm pendant la nuit. De quoi changer les paysages alentour.

Comme si nous n’en avions pas assez, nous avons demandé à Tez de passer par un autre chemin pour revenir à notre point de départ. Ce petit changement de trajet nous a entraîné sur une grosse grosse montée et une descente d’enfer.  Autant je monte comme une limace en soufflant comme un Yak autant en descente je me suis éclatée comme une gamine qui dévale les escaliers de son HLM. Pour le coup j’étais devant et les garçons derrière : la revanche de la limace !!😁

Les enfants râlaient sans cesse et cherchaient désespérément un coupable, mais nous étions 3 à avoir pris la décision !! Dure à avaler quand même pour eux ! Ils auraient préféré garder le chemin initial. L’avant dernier jour, avec Ylan qui m’accompagnait pour faire la voiture balai alors que les autres étaient très loin devant, nous nous sommes paumés. De notre côté, pas de panique nous voyions le village et nous dirigions vers lui via un pauvre petit chemin. Ce dernier ne devait pas avoir été emprunté depuis des lustres, ce qui a permis à Ylan d’apercevoir la queue d’un panda roux. Cool! 

Nous prenions notre temps donc pour rejoindre le village. Mais pendant ce temps, les gars ont commencé à flipper de ne plus nous voir et Tez encore plus que Chaton. Tez a donc fait demi tour vite fait, la peur au ventre d’avoir perdu 2 clients. 😱Heureusement tout s’est bien terminé !

Ils n’allaient quand-même pas se débarrasser de nous comme ça !! La fatigue s’étant bien accumulée pour chacun, Sahel a chuté sur une pierre et le pauvre était égratigné à la cheville. Rien de bien méchant. Cyrille obnubilé par son appareil photo a laissé glisser son bâton de marche qui a terminé sa course dans le ravin. Papy toujours en forme avait gardé son sourire du départ. Nous sommes rentrés encore plus ravis de ce trek que celui de l’Annapurna.

Le Népal est une destination incontournable pour les treks! Et des années ne suffiraient pas pour en faire le tour! De mon côté, pendant le tek j’ai pensé à certains d’entre vous en me disant : ce genre de trek ravirait Amélie, Arnaud et les garçons, mais aussi Christelle, sans oublier Charlotte, Daki et les p’tits gars, mais aussi …. Ben finalement tous les autres également !!🤗

C’est une expérience exceptionnelle dans un cadre exceptionnel !! Avis aux volontaires !

Récapitulatif du trek :

Pour en savoir plus sur le PN de Langtang – Lien Wiki.

Les derniers jours à Katmandou furent consacrés aux derniers achats, à la lessive et préparatif pour notre prochain vol vers la Thaïlande.

Nous avons fêté l’anniversaire d’Alain et de Cyrille dans un bon resto français « Chez Caroline », et nous avons terminé par la visite du Monkey Temple.

Nous vous laissons en compagnie de l’ « Instants Népalais # 6 « .

Nous sommes actuellement à Ayutthaya, une ville à 80 km de Bangkok. Nous repartons demain pour Sukhothai.

Gros bisous à toutes et tous.

Cet article a 2 commentaires

  1. Christelle D

    Oh la la, c’est juste magique et ça me donne tellement envie de marcher sur vos pas. Vous êtes mes héros, je vous l’ai déjà dit mais la c’est confirmé, vous êtes des oufs. Vous êtes sans conteste prêts pour le GR20. C’est tellement beau tous ces paysages, et Cyrille et papy en haut c’est une magnifique photo qui vaut de l’or. Je vous vénere la familles DUFCAL. Je ne dirai qu’un mot: wahooooou.

    1. Papy Minou

      Salut Christelle,
      Dis moi tu en fais pas un peu trop🙄. Pour nous ce n’était qu’une petite balade de santé😌. On se prépare pour l’Annapurna. 🤪
      Sinon rdv samedi soir avec Sylvie pour un restaurant. 🙏
      Bisous Papy Minou

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